22, v’la le C.R.S
Dernier né des projets issus des, désormais classiques, assises de la ville version 2008, le C.R.S arrive.
Pas d’inquiétude citoyen, il ne s’agit pas de créer à Bagnolet une pâle copie des tristement célèbres Compagnie Républicaine de Sécurité. Si une insécurité prédomine, ici, sans en sous estimer d’autres, c’est l’insécurité sociale. Insécurité pour accéder à un emploi et le conserver, insécurité pour finir le mois en ayant le frigo assez rempli, insécurité pour obtenir un logement et le garder.
Dans la hotte des dernières assises donc, le Contrat de Réussite Solidaire (ah le C.R.S) se veut être une démarche par laquelle la municipalité accompagnerait les projets de réussite des jeunes de 18 à 30 ans de notre ville. Dans ce paquet : l’emploi et l’insertion, le logement et le vivre ensemble. Et, en la matière, il y a fort à faire.
Qu’ils soient inscrits à Pôle Emploi (ex ANPE), bénéficiaire du RMI, ou suivis par la Mission Locale, ils sont des centaines, ces jeunes, à vouloir construire et réussir leur vie dans un logement qui leur permettraient enfin de sortir de la situation du jeune adulte encore chez papa et maman.
Des centaines à espérer, qu’entre autre, les organismes chargés de les recevoir et de les aider dans leurs démarches puissent leur proposer de sérieuses solutions porteuses d’espérances.
Aussi, à l’heure ou le RSA (Revenu de Solidarité Active) va se substituer au RMI et à l’API, à l’heure ou le chômage, et en particulier celui des jeunes, explose, on aurait pensé que le renforcement des moyens dont disposent les services locaux d’accueil et d’accompagnement pour l’emploi et l’insertion était à l’ordre du jour. Hélas. Voila que notre municipalité crée un nouveau dispositif d’accompagnement qui, comme cela le laisse présager, viendrait « concurrencer » ceux déjà existant. C’est là que l’on se demande ce que travail commun et concertation signifie pour la majorité municipale. Et puis pour des opposants affirmés de la « concurrence libre et non faussée » ont aurait légitimement attendu autre chose.
Mais là ou l’affaire ennuie davantage encore, c’est lorsque l’on apprend que l’omniprésente agence de communication « Campana-Eleb » (si si souvenez-vous c’est celle qui a produit, entre autre, le film des assises 2008 et des précédentes) est aussi de la partie et va, à nouveau, nous refaire un beau et répétitif film présentant la situation, les espoirs et les attentes des jeunes.
Et on se demande : mais que vient encore faire « Campana-Eleb » dans cette histoire ?
Et puis, combien çà nous coûte encore « Campana-Eleb ? Mille, dix mille, cent mille euros ? C.Q.F.D
2009-06-10 10:08:22
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